COMMENT ÊTRE ACCEPTÉ (SANS LES NOTES) AU PROGRAMME DE SCIENCES INFORMATIQUE DE STANFORD

FAQ WITH ALI HAMED

Ali Hamed est un partenaire de gestion et Cofondateur de CoVenture, une société de stade précoce à capital risque qui construit des logiciels pour les compagnies de son portfolio.

 Chez CoVenture, Ali codirige l’équipe de transaction, et durant les deux dernières années, il a aidé à mener des investissements dans près d’une vingtaine de sociétés qui sont dans le portfolio de CoVenture. Avant de travailler chez CoVenture, Ali a travaillé comme consultant pour plusieurs gouvernements, sociétés financières et sociétés de logistique à domicile. Il a même pris le risque de cofonder POPSHOP, un espace de travail basé à Ithaca (NY); et est le mentor de plusieurs accélérateurs pour startups à travers le pays.

Q : Quelle est votre question favorite lors d’une entrevue ?

R : À un moment, un investisseur m’a demandé quel était le plat préféré de mon collègue (l’autre cofondateur). Il voulait savoir à quel point je le connaissais en me demandant combien de fois nous mangions ensemble.

 Q : Aha! C’est intéressant… Et saviez-vous quoi répondre ?

R : Oui. Du saumon.

Q : Cette question revient assez souvent, mais que cherchez-vous chez un investisseur à capital risque

R : Il y a un gars nommé Josh Wolfe, il a fondé une compagnie appelée Lux Capital et il a tendance à investir dans des choses complètement impopulaires et semble bien s’en sortir. Il a levé des fonds alors qu’il était super jeune et sans réserve, ce qui m’inspire vraiment. J’ai l’impression qu’à chaque fois que je lui parle je finis par répéter tout ce qu’il me dit à tout le monde juste parce que j’ai tellement été inspiré.

 L’équipe de First Round est incroyablement intelligente, ils trouvent toujours un moyen de ne jamais se faire d’ennemies même quand ils sont dans un milieu extrêmement compétitif. Et ils gagnent encore et toujours. J’ai beaucoup de respect pour Paige Craig, il a un avis sur tout... ce qui je pense à énormément d’importance.

« Pas assez de personnes ne formulent leurs opinions »

Q : Cool ! Alors CoVenture est à la recherche de personnes qui cherchent à résoudre les vrais problèmes, pensez-vous que c’est votre avantage concurrentiel ?

R : Nous avons quelques avantages concurrentiels. Avec des investissements à stade précoce vous faites face à deux risques majeurs. Le premier est le risque du marché : « est-ce que les consommateurs voudront du produit / service ? ». Le deuxième risque est le risque de l’exécution : « peut-on créer un produit et l’expédier après ? ».

Nous réduisons le risque du marché en trouvant des fondateurs avec une certaine expertise dans le domaine plutôt que de trouver des ingénieurs qui veulent résoudre un problème dans un domaine auquel ils ne comprennent vraiment rien.

 Nous arrivons à réduire le risque de l’exécution car notre équipe fait beaucoup de codage. C’est un de nos avantages. L’autres est qu’on a beaucoup d’ingénieurs dans notre équipe et si on tombe face à un investisseur « technique » en quelque sorte, quand on veut construire la base du site internet de la compagnie, ça peut nous être très utile. 

 Finalement, on peut investir plus tôt que les autres autres investisseurs à capital risque. Au lieu de rivaliser avec eux, nous essayons de travailler ensemble.

 Q : Est-ce que vous vous voyez continuer à être un investisseur à capital risque ?

R : Nous sommes heureux où nous sommes en ce moment, nous avons les meilleures offres, c’est notre avantage concurrentiel. Nous avons généralement une longueur d’avance sur les autres investisseurs à capital-risque ce qui nous met en position de force car nous faisons face à une faible compétition. La plupart des fonds vont uniquement être investis dans des compagnies qui pèsent plusieurs millions de dollars et je préfèrerais ne pas rivaliser avec ce genre de compagnie.

Je n’aime pas essayer de rivaliser avec les personnes intelligentes, je préfère rester en milieu moins compétitif pour l’instant.

Q : D’accord on comprend. Avez-vous des pensées que vous voulez partager sur un produit ou l’équilibre d’une collecte de fonds pour un fondateur précoce ?

 R : Vous devez toujours être certains que ce que vous faites va marcher. La plupart du temps vous n’avez pas à créer un produit. Nous avons regardé des compagnies où le fondateur a tout accompli manuellement et après a prouvé que s’il avait un logiciel alors il aurait pu tout faire plus rapidement et commencer un vrai business.

 Quand vous avez de fortes convictions, les gens n’investissent plus dans votre société par faveur mais parce que ça devient une bonne opportunité pour eux.

La page d’accueil de CoVenture : www.coventure.vc

La page d’accueil de CoVenture : www.coventure.vc

Q : Très bon conseil ! Alors vous parlez d’échec dans vos articles Medium ; quand est-ce que vous avez pensé que cela vous a dirigé vers vouloir être un investisseur à capital risque ?

 R : En fait, j’ai commencé à investir dans des startups par intérêt. J’avais l’impression que je pouvais apporter quelque chose de plus aux compagnies, et au final j’ai juste fini par faire ça de mon temps plein. Je n’ai jamais clairement voulu être un investisseur à capital risque.

Depuis mon échec, je me protège énormément face à la prise de risque. Par exemple, je lèverai plus d’argent que ce dont j’ai besoin afin de me donner plus de temps, ou alors je ne prendrai pas certains risques comme investir tout mon argent sur une seule compagnie. Je puise mon inspiration dans mon échouer et la douleur qui s’en ait suivi, ce qui me permet de continuer à faire rouler cette compagnie pour le restant de ma vie.

Q : Auriez-vous un conseil à vous donner si vous retourniez dans le passé ?

R : Une erreur que j’ai commise était de croire que ma branche de travail était la meilleure de tous. Le monde est grand et vous vous devez de respecter les personnes qui font autre chose que vous.

 Il est bon d’être passionné, mais les gens peuvent être tout aussi passionnés de choses toutes aussi importantes qui n’ont aucun lien avec ce que vous faites. Un autre conseil, ne jamais se créer d’ennemies.

Vous ne savez jamais qui finira par être tout aussi meilleur que vous

Q : Quand les personnes viennent à vous lors d’évènements, à que voulez-vous entendre en 10-15 secondes ?  

R : En fait c’est drôle. Normalement je mets la barre plutôt basse aux évènements comme ça tout ce que les gens ont besoin de faire c’est de ne pas agir bizarrement et jouer au ‘Monsieur je sais tout’. Vous savez que quelqu’un risque de vous approcher quand il passe 10 min assit à vous fixer du regard. C’est facile pourtant. Il vous suffit de vous présenter, me laisser savoir que vous avez une startup et que vous voulez mes informations pour m’envoyer un e-mail plus tard.

 Si vous me faites part de votre idée sur le vif, les chances sont que je ne vais pas m’en souvenir.

 Q : Avez vous des conseils concernant le réseautage et comment créer son réseau ?

 R : Faites des faveurs aux gens. Faites des choses qu’un jour vous voudraient être payés en retour. Trouvez votre point fort et si vous en avez pas alors faites en sorte de devenir bon dans quelque chose dont les gens ont besoin.  

Ce n’est pas important si vous êtes toujours aux études et que vous n’avez aucune expérience, trouvez un moyen, trouvez-vous un emploi et acquérez de l’expérience ou apprenez une compétence. La prochaine étape sera de dire aux gens que vous aller mettre en pratique votre compétence pour eux gratuitement. Dès que vous l’aurez fait pour une personne, ça devient votre expérience de travail.

 Faites-le pour plusieurs autres et éventuellement vous leur direz que s’ils veulent que vous continuer à travailler pour eux alors ils devront commencer à vous payer. Une fois que vous avez aidé certaines personnes elles vous doivent certainement quelques faveurs et vous introduiront à plusieurs personnes.

Par exemple, vous voulez connaitre une super manière de resauter ? Si vous m’envoyez trois merveilleuses offres à Ottawa, alors je vous introduirai à toute personne que vous voulez rencontrer à New York. Maintenant si vous m’envoyez des offres de merde alors j’arrêterai tout simplement de vous répondre. Et pas parce que je suis méchant, mais parce que c’est plus facile de trouver des offres de merde.

Q : Très bon à savoir ! Voulez-vous nous faire part de vos derniers conseils ?

R : Je dirais aux gens que dans un sens, les règles sont d’excellentes suggestions, mais elles font uniquement office de guides que vous devez suivre uniquement si elles ont du sens.

J’ai un exemple dont j’aime faire part car il peut aider les étudiants qui appliquent à l’université. Alors si vous appliquez à Stanford pour entrer au programme de sciences informatique – un programme que j’imagine contingenté – l’étudiant type n’aura que des A au secondaire, fera tout plein d’activités extracurriculaires, jouera au sport, et deviens intéressant en quelque sorte. Après tout, vous êtes en compétition avec tout plein de personnes qui ont exactement fait la même chose.  

Alors si j’appliquai, ce que je ferai lors de ma première année, je me renseignerai sur les profs du département, je lirai leurs écrits, je leur emailerai des questions, je trouverai un moyen de discuter avec eux, et après je leur demanderai de me rencontrer personnellement pour leur parler de l’écrit que 10 autres personnes au max auraient lu et ils seraient choqués. Je travaillerai sur une relation d’amitié avec eux. Et après, 10 ans plus tard, avec mon score médiocre, je leur emailerai demandant une lettre de recommandation qui me permettrait d’être accepté dans leur département.

Si j’arrive à avoir quatre ou cinq lettres de profs dans le département auquel j’applique, je crois bien que je serai accepté. 

Alors pourquoi devrais-je rivaliser avec tout le monde qui utilise la même stratégie ? Ça serait ridiculement difficile