DISCUSSIONS DE QUALI-THÉ AVEC DAVID SEGAL

On s’est assis avec David Segal (cofondateur de DAVIDs TEA) pour parler de bonheur, Job à temps partiel et café (hahaha… Mais non! On a évidemment parlé de thé)

FONDER DAVIDs TEA

UN TOUR DERRIÈRE LES COULISSES

“À l’époque, j’avais vraiment besoin d’un travail alors je me suis dits pourquoi ne pas aller travailler chez un cousin lointain? Je suis allé voir Herschel Segal (cofondateur de Le Château), et j’ai demandé un salaire très minime. Il cherchait à investir dans des petites   et j’allais l’aider. C’est alors que j’ai réalisé que le marché du thé été en pleine croissance. Puisque j’adorais travailler dans la vente et que Herschel avait les moyens, on a décidé de fonder DAVIDs TEA.”

“On a introduit un concept complètement différent - on a créé toutes sortes de nouvelles saveurs en leur appropriant de nouveaux noms. On y a donné une image très design et moderne. En fait, on a redonné vie au thé.”

L’AMOUR DU THÉ

Boire du thé n’a pas toujours été à la mode. Pour certains c’était un passe-temps, mais personne ne ressentait le besoin d’aller chez un spécialiste du thé. Tout le monde pouvait s’en procurer dans les  grandes surfaces - où les 20 différentes compagnies vendaient les 8 mêmes variétés de thés - MAIS… David:

  • ADORE ce produit (PS : il a commencé du thé décaféiné alors qu’on le rencontrait dans un petit café!)
  • Il y a vu une OPPORTUNITÉ : “C’est un marché très fragmenté. Personne n’aurait cru que ça aurait été un aussi  important marché, spécialement dans le monde de la vente.”

QU’EST CE QUE LA CHANCE A À FAIRE LA DEDANS?

David croit qu’ils étaient au bon endroit, au bon moment. Il suffisait simplement d’y croire. Il a recommandé à tous les jeunes entrepreneurs de lire ce livre: “Lucky or Smart?” écris par Bo Peabody.

ALERTE AU SUSPENSE : David pense que la conclusion est brillante. On a donc pas le choix que de la partager avec vous : “Les bons entrepreneurs sont assez intelligents pour savoir quand ils sont chanceux et quand ils ne le sont pas.”

 

LA RECETTE DE LA CHANCE : N’ATTENDEZ PAS... METTEZ  LA CHANCE DE VOTRE CÔTÉ

Levez-vous chaque matin et faites en sorte que les choses se réalisent. Tellement de personnes veulent accomplir leurs idées mais n’ont ni la bonne idée, ni l’habileté de la faire. Tous les entrepreneurs vous diront qu’il est crucial de vous “battre pour la cause,” mais vous avez aussi besoin de cet élément de chance.

“Nous ne sommes pas les premiers à nous être lancé dans le thé - ils y en avaient certainement d’autres avant nous - mais aucun d’eux n’a su le voir comme nous l’avons fait. Je pense que l’ADN d’une personne (cette énergie d’entrepreneur) a rapport avec le désir de vouloir accomplir quelque chose. Mais avoir cet ADN ne garantit pas un succès imminent, comme manquer de cet ADN ne veut pas forcément dire que vous ne trouverez pas quelque chose qui vous passionne et qui vous couronnera de succès.”

 
 

ON EN APPREND TOUS LES JOURS LE TRAVAIL À TEMPS PARTIEL QUE DAVID A EU À L’ÉCOLE SECONDAIRE L’A ÉNORMÉMENT MARQUÉ

“J’ai travaillé chez Athlete’s World (pensez à l’ancien Foot Locker au Centre Rideau) quand j’étais à l’école secondaire. Je trouve que la plupart des jeunes ne voient pas leurs emplois à temps partiel comme une opportunité d’apprendre mais plutôt comme une source de revenus temporaires. Mais avec la vente, vous pouvez tellement en apprendre sur le comportement humain, pourquoi on achète certains produits? Comment on résonne ?… J’ai appris l’art de vendre, de mettre les gens en confiance, de leur donner assez d’options/infos pour qu’ils puissent prendre une décision réfléchie sur quel produit acheter. J’ai appris qu’un bon vendeur peut faire un bon travail à éliminer l’hésitation du consommateur sans pour autant être agressif.”

Pour votre information: Athlete’s World était un magasin de chaussures. On y vendait également d’autres marchandises (t-shits & chaussettes). Quand il essayait de vendre ces autres articles, le vendeur type demandait directement au client s’il voulait “acheter autre chose aujourd’hui?” la réponse était généralement “non, merci.”

Voici ce que David a découvert: “un client qui est en train de decider quelle paire de chaussures acheter en a très probablement essayé 5 différentes avant. Je lui disais que j’allais mettre les paires qu’il ne voulait pas à l’arrière et celle qu’il préférait à la caisse pendant qu’il pouvait regarder les promotion sur nos t-shirts. Après ça, je m’en allais. Je n’ai mis aucune pression sur le client ET je l’ai invité à regarder nos articles (au lieu de lui dire: voulez-vous acheter ceci?)”

LE PETIT CONSEIL DE DAVID

“De nos jours, il y a énormément d’opportunités pour devenir entrepreneur au sein d’une organisation. Vous n’avez pas besoin de partir de rien pour être un entrepreneur. Vous pouvez avoir un travail qui vous permettra de laisser votre côté entrepreneur s’exprimer. Je suis outré rien qu’à l’idée d’entendre les gens me dire “je veux devenir un entrepreneur pour être mon propre boss”. Ce n’est pas une bonne raison. Les entrepreneurs ont aussi des boss: leurs clients. Vous devez avoir un concept que la société désir et où elle y trouvera bénéfice. Trouvez une autre raison de devenir un entrepreneur.” Avant de nous quitter, David nous a procuré deux derniers petits conseils:


“#1 - Posez-vous la question: pourquoi je veux être un entrepreneur ?

#2 - Ne vous attachez jamais à vos idées. Ne vous laissez surtout pas aveugler par vos idées au point de ne plus être capable d’admettre vos erreurs.”